Ce qui est difficile, c’est de traverser le vide en soi, le manque pur.

C’est sans doute cette épreuve nécessaire qui fait que l’on devient un sujet « entier ». Accepter le manque comme partie de soi et devenir complet. Manque d’amour, manque d’histoire, manque narcissique, manques affectifs…
Ces vides que nous nous efforçons de fuir sont pourtant d’une grande richesse, celle de nous sentir suffisants à nous même pour enfin aimer vraiment les autres. En attendant de traverser ce vide, nous le comblons avec des objets et des illusions.
Dans la relation, nous ne sommes présents que dépouillés des illusions du moi. Nous ne sommes présents que dans le vide, seuls. Et c’est dans ce vide que se cache l’intuition du désir.

Renaud Lebarbier

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